Dans la version antérieure de ce document j’ai utilisé le mot « engagement » suite à certaines lectures inspirantes mais avec le temps je me suis rendu compte que dans le milieu culturel qui m’entoure, le mot engagement semble impliquer une perte de liberté.
Donc, je souhaite que les prochains lecteurs puissent comprendre que j’utilise le mot engagement comme une résolution. En fait, une résolution est un engagement conscient, mais il y a aussi des engagements inconscients, donc qu’ils n’ont pas été choisis consciemment mais qui sont plutôt le résultat des conditionnements et engrammes émotionnelles. C’est à cause d’eux que nous nous faisons de l’auto-sabotage.
Voici quelques engagements (résolutions) que j’ai adopté par rapport à ma vie et à mes relations et qu’avec le temps et la pratique j’arrive à maîtriser de mieux en mieux.
Parce que je ne veux pas dépenser le temps maintenant pour changer le texte original, s’il vous plaît, lisez le mot engagement dans le sens de résolution personnel face à la vie ou face aux interactions personnelles.
J’utilise le mot engagements puisque juste adhérer théoriquement à certains principes ne fait pas un effet important dans sa vie. Il vaut mieux se plonger pour apprendre à nager.
Ces principes et engagements sont adaptables non pas juste pour les relations intimes mais pour toutes les relations avec l’exception du premier engagement comme vous aller le constater.
L’un d’entre eux dis « je ferais toujours de mon mieux » et quand vous comprendrez ce que cette engagement veux dire, vous comprendrez aussi que nous n’avons pas le droit de nous blâmer ou condamner parce que nous n’arrivons pas toujours à accomplir nos engagements à la perfection. En fait la condamnation de soi-même ou des autres est toujours inutile et destructive. Mais le pourquoi de ce que je viens juste d’affirmer est tout un sujet pour un livre entier et plus, donc je ne vais pas le développer ici, je suis disposé à le discuter en temps et lieux, si nécessaire.
Je vous propose donc, juste pour l’instant de garder l’esprit ouvert.
Selon moi, il n’y a pas de chemin vers le bonheur, c’est le bonheur le chemin.
En fait, je dirais au lieu de bonheur, l’acceptation et l’appréciation de tout ce qui est… est le chemin.
Prenez ce que vous pouvez de ce texte, et ne le prenez pas personnel, ni comme un combat intellectuel, parce que ce serait contradictoire avec le but et le contenu de ce texte.
Le but de ce texte est de vous proposer d’autres façons de vivre les relations.
Par rapport à vos croyances, ce n’est pas moi qui vous fera changer. Vous avez toujours raison dans vos raisonnements et vos perceptions puisque votre point de vue je ne vais pas le nier.
Tout ce que vous voyez est un reflet de vos pensés et vos sens vont toujours le prouver jusqu’à ce que vous soyez écœuré de vivre les mêmes résultats.
Vous décidez si vos pensés et interprétations vous rendent aussi heureux que vous aimeriez l’être et si ce n’est pas le cas, alors vous pourriez peut-être, remettre en question vos raisonnement et interprétations d’une façon plus libératrice et qui nous remet notre pouvoir sur nos sentiments et nos vies.
Je vous propose d’essayer d’appliquer ces principes pendant une période au moins, puisque c’est juste par l’expérience que nous pourrions comprendre.
Voici les engagements et quelques explications.
J’imagine que les personnes avec qui je partage ce document vont comprendre la logique sur laquelle les propositions sont fondées et je vous le dit d’avance, réussir à les appliquer demande de la persévérance et le travail sur les racines de ces peurs.
Le but premier et ultime, c’est d’être joyeux et comblé. Et le plutôt le mieux.
En passant, à la fin j’ai ajouté les découvertes, que j’ai traduites moi-même avec mon « pauvre français » et ensuite la version originale pour ceux qui peuvent la comprendre.
Bonne lecture.
LES RÉSOLUTIONS ESSENTIELLES
DE L’AMOUR ET L’AMITIÉ
1- Je m’engage à me rapprocher de l’autre et à me libérer de tout ce qui m’en empêche. (dans la relation intime)
2- Je m’engage à me développer complètement en tant qu’individu.
3- Je m’engage à me révéler entièrement dans mes relations et à ne rien dissimuler.
4- Je m’engage à aider les gens qui m’entourent à atteindre leur plein développement.
5- Je m’engage à agir en étant conscient d’être responsable à 100 p. 100 de tout ce qui m’arrive et de mes sentiments.
6- Je m’engage à avoir du plaisir dans mes relations intimes.
7- Je m’engage à être généreux dans l’expression de mon appréciation de l’autre (et des autres).
Trois conditions fondamentales aux relations de co-engagement
1- J’éprouverais tous mes sentiments
2- Je dirais toute la vérité
3- Je respecterais mes ententes
Les 4 Accords toltèques
(rédigés en 1’ère personne)
Ma parole sera toujours impeccable
Je parlerai avec intégrité, je dirai juste ce que je pense. Je n’utiliserai pas la parole contre moi-même, ni pour médire sur autrui.
Quoi qu’il arrive, je ne réagirai à rien de façon personnelle
Ce que les autres disent et font n’est qu’une projection de leur propre réalité, de leur rêve. Lorsque je suis immunisé contre cela, je ne suis plus victime de souffrances inutiles.
Je ne resterai pas sur aucune supposition
J’aurai le courage de poser des questions et d’exprimer mes vrais désirs. Je communiquerai clairement avec les autres pour éviter tristesse, malentendus et drame. A lui seul cet accord peut transformer ma vie.
Je ferai encore de mon mieux
Mon mieux change d’instant en instant, quelles que soient les circonstances, je ferai simplement de mon mieux et j’éviterai de me juger, de me culpabiliser et d’avoir de remords.
Je resterais sceptique, mais j’apprendrai à écouter
Je ne croirais pas ni à moi-même ni à personne d’autre.. J’utiliserai le pouvoir du doute pour remettre en question tout ce que j’entends. Est-ce certainement la vérité?
J’écouterai l’intention derrière les mots et ainsi je vais comprendre le vrai message.
Mon ajout- Je m’engage à exprimer de mieux en mieux, la vérité incontestable (sans blâme ni reproche). (sujet d<un prochain article sur la communication)
PRENDRE UN ENGAGEMENT (faire une résolution)
Avant tout, vous devez savoir si vous êtes véritablement disposé à vous engager à développer une relation de co-engagement. Une fois que vous prenez un engagement, vous le maintenez jusqu’à ce que vous décidiez consciemment de le changer. Vous devez ensuite savoir si les autres sont prêts à jouer le jeu. En tant que thérapeutes, nous avons découvert qu’il faut déterminer au départ si les deux partenaires ont le désir de résoudre leurs problèmes. Il y a plusieurs raisons pour lesquelles on décide de suivre une thérapie, et ce n’est pas toujours pour résoudre des problèmes. Certains le font tout simplement sous la pression de leur partenaire. Pour d’autres, c’est l’occasion de démontrer à un tiers la méchanceté de leurs partenaires. Et d’autres veulent prouver qu’ils ont toujours eu raison, ou que leur relation ne fonctionnera jamais.
Donc, d’abord et avant tout: découvrir si les deux parties ont décidé de suivre une thérapie pour sauver leur relation. Si tel est leur objectif, nous les encourageons alors à y travailler résolument. Si nous parvenons à obtenir cet engagement de leur part, nous pouvons alors nous attaquer à leurs problèmes particuliers. D’abord engagez-vous, leur disons-nous, et vous verrez surgir les solutions à vos problèmes. Mais engagez-vous clairement et formellement, sans quoi rien de ce que vous ferez ne réglera vos problèmes.
Une autre raison pour laquelle nous insistons sur l’importance de ce premier engagement, c’est qu’il dévoile les contre-engagements auxquels nous sommes inconsciemment attachés. Si, ayant pris consciemment le parti de l’amour et de l’harmonie, vous continuez malgré tout à vous quereller, c’est qu’une partie de vous-même demeure engagée dans le conflit, et qu’elle peut l’emporter sur votre volonté d’harmonie. Les gens qui, inconsciemment, veulent rester embourbés, soutiendront qu’ils prennent véritablement le parti de l’harmonie et que c’est l’autre qui est responsable de la querelle. Voilà un point de vue que les avocats du divorce entendent constamment. Il vaut mieux vous observer, découvrir ce qui existe en vous et l’assumer entièrement parce que, d’une manière ou d’une autre, vous vous y êtes engagé. En admettant vos engagements cachés, vous vous libérerez. Et il n’y a pas de meilleure façon de dévoiler vos contre-engagements que de définir consciemment et publiquement vos engagements positifs.
LES ENGAGEMENTS ESSENTIELS
Nous avons identifié les engagements essentiels à la transformation de la codépendance en coengagement. Considérez-les comme des moyens rapides de hisser vos relations à un niveau supérieur. On préviendra bien des problèmes en s’assurant dès le départ que toutes les personnes acceptent ces engagements.
Premier engagement
Je m’engage à me rapprocher de l’autre et à me libérer de tout ce qui m’en empêche.
Généralement, nous voulons être «plus ou moins» près de l’autre. Le rapprochement devient une notion nébuleuse parce que nous y associons bien des idées négatives. Mais cet engagement dissipe tous les malentendus et établit que vous voulez fermement vous rapprocher de votre partenaire ou des autres êtres humains. Vous consentez aussi formellement à éliminer tous les moyens que vous utilisez inconsciemment pour éviter de vous rapprocher. Cet engagement est libérateur et a fait des merveilles chez bien des couples. Au moment même où ils le font, les partenaires se sentent instantanément allégés et respirent profondément.
Deuxième engagement
Je m’engage à me développer complètement en tant qu’individu.
Bien des gens pensent qu’il faut se limiter pour être en relation avec les autres. Durant l’enfance et l’adolescence, nous avons tous vu des gens consentir à se diminuer et à freiner leur croissance pour assurer l’harmonie de leur relation. Le deuxième engagement élimine la possibilité de recourir à ce vieux jeu. Vous prenez ici position en faveur de votre propre évolution. Vous déclarez que le rapprochement et l’individualité sont tous les deux très importants pour vous. Vous vous engagez à être vous-même à 100 p. 100 et en relation avec les autres à 100 p. 100.
Troisième engagement
Je m’engage à me révéler entièrement dans mes relations et à ne rien dissimuler.
La dissimulation de tout aspect de vous-même est fatale à la relation de coengagement. Celle-ci n’est réalisable que si vous prenez la résolution de vous révéler entièrement. Ce sont les blessures subies dans nos relations antérieures qui souvent nous entraînent à nous dissimuler. Nous ravalons alors nos sentiments et nos besoins et cachons aux autres la vérité sur nous-même. Les relations intensifient ce problème: plus vous essayez de vous cacher, plus les autres sont mal à l’aise. Prendre résolument le parti de la transparence est la seule façon d’approfondir nos relations et de les faire progresser. Un tel engagement a transformé la vie de nombreux couples avec lesquels nous avons travaillé. Il s’est produit des changements miraculeux dans leur capacité de se rapprocher.
Quatrième engagement
Je m’engage à aider les gens qui m’entourent à atteindre leur plein développement.
S’assurer que les autres demeurent inefficaces et démunis est une caractéristique de la codépendance. Quand vous êtes codépendant, vous encouragez les gens à être moins que ce qu’ils peuvent être, car cela vous permet en retour d’être moins que ce que vous êtes. Dans le coengagement, en revanche, vous prenez le parti d’encourager les autres à être tout ce qu’ils sont, à atteindre leur plein développement, leur pleine puissance. Pensez à la définition de puissance en mathématiques: la multiplication d’une quantité par elle-même, en élevant un nombre à la puissance deux. Lorsque vous êtes en faveur de la pleine puissance, vous désirez aider les autres à multiplier leur énergie. Vous ne les forcez pas à devenir plus puissants, vous ne faites que les aider à tirer pleinement parti de ce qu’ils sont.
En prenant cet engagement, vous déclarez formellement votre appui au développement complet de votre partenaire. Vous ne limiterez son développement en aucune façon, et vous le soutiendrez de votre mieux. Peu de personnes ont pu profiter de ce genre d’appui, et il est souvent impossible de l’imaginer. C’est un cadeau inestimable à offrir aux autres.
Cinquième engagement
Je m’engage à agir en étant conscient d’être responsable à 100 p. 100 de tout ce qui m’arrive.
La conviction d’être une victime renforce l’amour in-I conscient. Si nous ignorons que nous sommes responsables de tout ce qui nous arrive et que nous n’assumons pas cette responsabilité, nous sommes des candidats par excellence à la codépendance. La codépendance se nourrit de projections. Lorsque nous nions être la cause de ce qui nous arrive, nous avons tendance à en rejeter la responsabilité sur nos partenaires, nos patrons, ou le monde entier en général. La codépendance est un combat entre deux personnes pour déterminer laquelle des deux est la plus grande victime. Mais il ne peut y avoir de victime lorsque les deux partenaires prennent l’entière responsabilité de ce qui leur arrive. Au contraire, leur relation sera d’autant plus saine que chacun agit en étant conscient qu’il crée tout ce qui lui arrive.
Sixième engagement
Je m’engage à avoir du plaisir dans mes relations intimes.
Il semble étrange d’avoir à s’engager formellement à se réjouir. Pourtant, chaque fois que nous en parlons dans nos conférences et ateliers, on sent une vague de nervosité déferler sur l’auditoire, car c’est une notion toute nouvelle. Pendant des millions d’années, les rapports humains n’ont eu pour seul but que la survie, et les communications se sont résumées à quelques grognements. Dans la culture européenne, la notion d’amour romantique n’existe que depuis quelques centaines d’années. Mais on a récemment élevé l’enjeu de la vie de couple: nous demandons maintenant qu’elle soit un gage de plaisir. Parce que nous croyons tous plus ou moins que les relations doivent être pénibles et ardues et qu’elles exigent beaucoup d’efforts, il est très important que le couple s’engage consciemment à avoir du plaisir. Chose certaine, le plaisir et le conflit sont incompatibles, et l’un des gestes les plus libérateurs que vous puissiez poser est de vous engager consciemment à avoir du plaisir
Trois conditions fondamentales aux relations de coengagement
Jusqu’à ce que nous choisissions consciemment le coengagement, nous demeurons captifs de nos enchevêtrements. Nous héritons de cette tendance de notre enfance: en général, elle provient de tout ce que nous avons vu autour de nous en grandissant. Et nous perpétuons nos enchevêtrements jusqu’au moment où nous nous réveillons et disons: «Je choisis de vivre désormais le coengagement.» Une fois que vous aurez fait ce choix, il vous arrivera encore de succomber, mais au moins vous serez engagé dans la voie d’une croissance personnelle positive. Considérez cela comme le réveil après l’anesthésie. La transition est difficile. Mais ce que vous pouvez faire, par contre, c’est de vous engager consciemment à procéder au changement d’une manière agréable et qui vous convient à vous autant qu’à ceux qui vous entourent. Vous devez être disposé à apprendre tout ce qu’il vous faudra, mais vous devez bien spécifier que vous préférez la manière douce. Puis vous demandez aux personnes qui vous entourent si elles acceptent que leurs leçons leur soient données de façon agréable.
JJ n’est aucunement nécessaire que votre apprentissage soit pénible, sauf si vous cherchez à éviter la douleur. Dans ce cas, la vie n’a d’autre choix que de vous enseigner par la douleur, l’une de ses stratégies étant de vous confronter directement à tout ce que vous voulez éviter. Pour grandir et apprendre d’une façon qui soit agréable, pour vous et pour les autres, il suffit de vous engager à le vouloir. Plusieurs de nos clients l’ont verbalisé comme ceci: «Je suis prêt à connaître et à assimiler tout ce dont j’ai besoin pour être libre, et j’aimerais que les leçons soient données de façon amicale, à moi et à ceux qui m’entourent.»
Il y a trois choses que vous devez faire pour réaliser vos engagements.
PREMIÈRE CONDITION ESSENTIELLE:
ÉPROUVER Tous Vos SENTIMENTS
On gaspille beaucoup d’énergie en cherchant à taire ses sentiments. Les sentiments sont au cœur de la vie — c’est l’énergie brute qui motive notre existence —, et le fait d’en être coupé entraîne la lente et silencieuse érosion de notre énergie vitale. Si les gens n’avaient pas peur de leurs sentiments et apprenaient à les exprimer simplement, il y aurait moins de cœurs brisés, et encore moins de maux de tête.
Pourquoi avons-nous tant à apprendre de nos sentiments? C’est en partie par manque d’éducation et de pratique. Après tout, comparativement aux sciences et aux mathématiques, combien d’heures a-t-on consacré, à l’école, à vous enseigner quoi que ce soit sur vos sentiments et la façon de les exprimer? De plus, lorsque nous étions i enfants, on nous a trop souvent détournés de nos sentiments au lieu de nous permettre de les ressentir et, parfois, on a même été jusqu’à nous punir d’en avoir. Si vous en avez gardé un souvenir douloureux, vous ne serez sûrement pas porté à vous laisser aller. En outre, bien des gens se sentent plus en sécurité en fondant leurs actions sur la rigueur des opinions et des concepts plutôt que sur la précarité et la complexité des sentiments. Il est beaucoup plus facile, par exemple, de fuir la réalité en croyant fermement à l’existence d’une vie heureuse après la mort que d’affronter et d’assumer notre peur de mourir. Bien des sectes vendent ainsi des croyances à bon marché, mais à qui peut-on s’adresser quand on veut se laisser aller à ses sentiments et les vivre pleinement? Pouvez-vous vous imaginer demander à un prêtre: «Je ne cherche pas à croire en quoi que ce soit, mais j’aimerais que vous m’aidiez à ressentir profondément mes doutes et mes peurs?»
Les êtres humains peuvent éprouver toute une gamme de sentiments, mais comme les couleurs primaires, les émotions primaires se comptent sur les doigts d’une main — peur, colère, tristesse, joie — et peuvent se combiner en une infinité de variations. Être à l’écoute de ses sentiments est l’occupation de toute une vie, et il est essentiel de se réconcilier avec ses émotions. C’est d’autant plus important que, dans notre société, il existe une conspiration contre les sentiments. La télévision nous apprend qu’une boisson gazeuse est le plus sûr moyen d’avoir de l’esprit, qu’une tasse de café est source de sérénité et qu’on soulage la douleur avec une pilule. Les annonces publicitaires nous invitent rarement à soulager nos maux de tête en libérant les émotions refoulées qui en sont la cause. Et pourtant, chaque semaine, quelqu’un nous arrive avec un mal de tête dont il se soulage, non pas en avalant une pilule, mais en exprimant librement les émotions qui provoquent la douleur.
DEUXIÈME CONDITION ESSENTIELLE:
DIRE TOUTE LA VÉRITÉ
Comme nous l’avons constaté, taire la vérité est à l’origine de relations pénibles et tordues. Le plus souvent, les clients à qui nous demandons si leur partenaire a été informé de l’importante vérité dont ils viennent de nous faire part ne manquent jamais de nous regarder comme si nous étions fous. Le seul fait de mentionner que c’est possible leur donne un choc. Le coengagement exige qu’on cultive l’art de dire toute la vérité et plus particulièrement sur la façon dont on perçoit son expérience intérieure. Prenons l’exemple d’une personne qui dit à son partenaire: «Lorsque tu as annoncé que tu partais pour le week-end, j’ai senti ma poitrine se serrer, et les idées se sont bousculées dans ma tête: elle m’abandonne; qu’est-ce que je vais devenir tout seul?» Cette personne rapporte la vérité brute au fur et à mesure qu’elle lui traverse le corps et l’esprit. C’est ça, dire toute la vérité, et cela recèle un pouvoir de guérison considérable.
Les raisons pour lesquelles les êtres humains ne disent pas la vérité n’ont jamais fait l’objet d’études approfondies. Toutefois, notre travail nous a permis d’en cerner quelques-unes, la première étant le souci de ne pas blesser les autres. Si vous cachez votre aventure à votre partenaire parce que vous ne voulez pas lui faire de mal, méfiez-vous: cette raison voile habituellement votre désir, beaucoup moins avouable, de vous épargner la tristesse, la colère et la revanche de votre partenaire.
D’autres ne disent pas la vérité parce qu’ils ont rarement entendu les autres la dire et n’ont jamais eu l’occasion d’apprendre à le faire. Même si c’est un apprentissage aussi complexe que celui de la multiplication et de la division, on y consacre très peu de temps à l’école. C’est la vie qui se charge de nous enseigner à dire la vérité — et elle le fait, mais pas toujours de façon agréable.
David, un de nos clients, a découvert l’importance de communiquer «les petites choses»: «Après avoir essayé quelquefois de ne dire qu’une partie de la vérité, j’ai décidé de me risquer à tout partager. Au début, je me sentais stupide de raconter mes moindres réactions et émotions. Mais j’ai remarqué que cela me rapprochait toujours de Diane. Quand je lui disais la vérité, Diane en était d’abord émue, puis, en creusant la situation, on arrivait toujours à un échange d’une grande intensité. J’étais étonné de constater tout ce qu’il pouvait y avoir sous une petite chose. Je suis maintenant convaincu de l’importance de la franchise: j’ai bien vu qu’en cachant une partie de la vérité je créais toujours une distance entre nous; par contre, quand je disais la vérité, cela ne manquait jamais de nous rapprocher.»
Nous vous encourageons à porter une attention particulière aux petites choses qui ne semblent pas valoir la peine d’être dites. En disant la vérité au sujet de quelque chose qui vous paraît insignifiant, vous pourrez découvrir ce qui se passe réellement à un niveau plus profond.
TROISIÈME CONDITION ESSENTIELLE:
RESPECTEZ Vos ENTENTES
Le respect des ententes est un élément primordial du coengagement. Les rompre, c’est générer la codépendance. Il est essentiel d’apprendre à conclure et à respecter des ententes positives si vous voulez réellement résoudre vos problèmes. Les personnes codépendantes font des ententes inconscientes qu’elles respectent fidèlement, mais elles n’en font jamais consciemment. Voici un exemple d’un marché inconscient: «Je vais te laisser continuer à boire et à battre les enfants si tu promets de ne pas me quitter.» Les ententes conscientes et scrupuleusement respectées enrichissent les relations de coengagement.
Vous devenez moins dynamique quand vous ne respectez pas vos ententes. Votre esprit tient compte des ententes que vous avez faites et enregistre si vous les avez ou non respectées. Quand vous rompez un pacte, vous devez reconnaître votre échec et en parler à l’autre. Vous pouvez aussi choisir de ne pas en tenir compte, mais cela peut vous coûter cher. Si vous prenez l’habitude d’ignorer vos ententes, vous perdez graduellement votre dynamisme, en plus de vous attirer la colère de ceux qui vous entourent. Nous connaissons un avocat qui a déjà fait de la prison pour avoir commis un crime économique, il nous a raconté qu’il avait parlé avec plusieurs centaines de prisonniers des raisons pour lesquelles on les avait incarcérés, et que jamais un seul d’entre eux n’a reconnu que c’était parce qu’il avait transgressé la loi! Tous ont plutôt parlé de malchance, de l’incapacité de leur compagnie à assurer des emplois, de la cruauté des patrons, de l’ingratitude des enfants et de leur épouse bougonne qui les a dénoncés. Voilà l’exemple extrême de ce qui peut arriver quand on ne fait pas le rapport de cause à effet entre le respect de ses ententes et le maintien de son dynamisme.
Une raison majeure pour laquelle nous ne respectons pas nos ententes relève de notre haine envers tous les représentants de l’autorité. Notre raisonnement est le suivant: «Je peux me permettre de faire des appels interurbains personnels aux frais de la compagnie parce que mon patron est un crétin.» Ou encore: «Je triche dans mon rapport d’impôt parce que j’en veux au gouvernement de distribuer mon argent à ces vauriens qui vivent du bien-être social.» Les problèmes d’autorité non résolus causent beaucoup d’insatisfaction. Ces problèmes remontent habituellement à nos premières années d’existence, et nous les projetons ensuite sur tous ceux qui représentent l’autorité.
Le coengagement est possible quand les deux partenaires sont intègres et prennent leurs responsabilités. Être à l’écoute de tous ses sentiments, dire la vérité enfouie au plus profond de soi-même et apprendre à respecter ses ententes: voilà les trois conditions essentielles à la maîtrise du coengagement. Quand celles-ci sont remplies, la véritable intimité commence alors à se développer.
La relation de coengagement peut paraître magique mais, en réalité, elle est tissée de nombreux choix. Choisir de dire la vérité, de se rendre compte qu’on projette et de trouver le courage de prendre ses responsabilités. Choisir de ressentir au lieu de s’engourdir. Choisir d’avouer qu’on a rompu un accord. Choisir d’aider son partenaire aux prises avec un problème émotif. Quand tout cela est assimilé et mis en pratique, l’harmonie s’instaure sans effort. Quand votre système nerveux a appris à maintenir son dynamisme et n’a plus besoin de s’engourdir dans le mensonge, les ententes rompues et les sentiments refoulés, votre créativité s’épanouit.
Par ailleurs, sachez tout de suite que des problèmes d’un nouvel ordre vous attendent sur la voie du coengagement et que vous aurez besoin de nouveaux outils de navigation pour vous aider à vous en sortir. Nous appelons ce nouveau défi le problème des limites ultimes, dont nous traiterons au chapitre cinq. Pour l’instant, sachez simplement que l’énergie positive est très puissante et qu’elle crée des situations nouvelles qu’il faut savoir maîtriser. Vous trouverez aussi dans le chapitre cinq les techniques particulières qui vous aideront à apprendre à vivre dans un état d’énergie positive continue.
Maintenant que vous comprenez notre approche, penchons-nous sur le moment où nous faisons un choix inconscient qui mène à la dépendance. Ce moment, vous devez le comprendre à fond de façon à pouvoir le reconnaître dès qu’il surviendra dans votre vie.
Les 4 Accords Toltèques
Les quatre accords proposent un puissant code de conduite capable de transformer rapidement notre vie en une expérience de liberté, de vrai bonheur et d’amour. Le monde fascinant de la Connaissance véritable et incarnée est enfin à la portée de chacun.
Premier accord. Que votre parole soir impeccable.
Ce premier accord insiste sur l’attention à porter à sa communication : parler avec intégrité, sincèrement. La parole est un outil qui peut détruire, prenez conscience de sa puissance et maîtrisez-la. Pas de mensonge ni de calomnie.
Utiliser la parole comme constructeur. Ne pas parler pour “détruire”, soi-même ou l’autre.
Surtout sachez que les paroles imprégnées d’amertume nuisent votre corps et votre âme aussi.
Le feedback est aussi une valeur essentielle. Parler pour exprimer un retour d’information consiste par exemple à transformer un échec en une expérience. La capacité à s’améliorer est sous-jacente. Il s’agit d’informer, de juger d’une situation.
Deuxième accord. Ne réagissez à rien de façon personnelle.
Ce que les autres disent sur vous et font contre vous n’est qu’une projection de leur propre réalité, de leurs peurs, de leurs colères, de leurs fantasmes. Exemple : si quelqu’un vous insulte, c’est son problème, ce n’est pas le vôtre. Ne vous vexer pas, et ne vous remettez pas en question pour autant.
Cet accord pourrait être le complémentaire du premier. Si la “parole impeccable” s’adresse à l’émetteur, celui-ci correspond à une attitude de destinataire.
Rappelez-vous que si vous prenez quelque chose de façon personnelle, vous restez assujettie aux états des autres ou aux malentendus. Donc vous aurez « un bonheur fragile ».
Troisième accord. Ne faites aucune supposition.
Ne commencez pas à élaborer des hypothèses de probabilités négatives, pour finir par y croire comme s’il s’agissait de certitudes. Exemple : si une personne est en retard, vous pensez qu’il lui est arrivé un accident. Si vous ne savez pas renseignez-vous. Ne vous convainquez pas vous-même de vos peurs et de vos propres mensonges.
Cela suppose une communication courageuse : exprimer ses opinions et ses questions. Ne pas supposer que “poser une question” est un signe de faiblesse. Dans certains cas, la faiblesse consiste à ne pas poser la question.
La disposition des autres à vous répondre, à corriger ou à aider est plus grande que ce que vous croyez.
Quatrième accord. Faites de votre mieux.
Le mieux d’aujourd’hui n’est pas le mieux de demain, c’est une conséquence du changement.
Par ailleurs, “le mieux est l’ennemi du bien” et « l’ennemie de l’excellence et la perfection ».
Il n’y a pas d’obligation de réussir, il n’existe qu’une obligation de faire au mieux.
Si vous échouez, évitez de vous juger, de vous culpabiliser et d’éprouver des regrets. Tentez, entreprenez, essayer d’utiliser de manière optimale vos capacités personnelles. Soyez indulgent avec vous-même. Acceptez de ne pas être parfait, ni toujours victorieux.
Les accords se consolident mutuellement, de même les quatre accords toltèques se renforcent les uns les autres.
* Exprimer ses opinions sincèrement dans la dynamique du troisième accord suppose une conformité à “la parole impeccable”.
* “Faire de son mieux”, simplement de son mieux, est légitime lorsque les trois premiers accords sont appliqués.
Assumer son humanité
Faire de notre mieux, c’est «faire» en étant ce corps, corps humain, corps de mammifère, corps sexué. Peut-être ne sommes-nous pas uniquement ce corps… Quoi qu’il en soit, nous sommes déjà cela. A ce sujet, voici une belle citation de Pema Chodron.
« Il est utile de réaliser que ce corps, qui est assis ici et maintenant, avec ses douleurs et ses plaisirs, est exactement ce dont nous avons besoin pour être complètement humain, éveillé et vivant. »
Nous voici alors confrontés à nos croyances. Entre un héritage aliénant, qui refuse le corps, et une « modernité » qui le sacralise de trop, quelle est notre croyance ?
– Être humain, c’est être ce corps.
– Quoi d’autre ? Être humain, c’est être cette conscience.
– Quoi d’autre ? Quel est votre mieux ? Que veut dire pour vous : « je suis un être humain », votre mieux ? Ne vous contentez pas de mots vides de sens finalement. Par exemple : « être humain, c’est aussi être une âme… ». Quel sens ? Même le mot « sens » doit… être un sens !
Une modalité de cet accord est ainsi : « faites toujours de votre mieux pour assumer toutes les facettes de votre humanité ».
Responsabilité
Une conséquence de l’application de cet accord est notre responsabilisation. Gardons à l’esprit que nous sommes dans un contexte bienveillant à nous-mêmes. Et de façon générale, être responsable c’est répondre présent.
« Votre mieux » ou « au mieux » ?
Le quatrième accord n’est pas : « faites pour le mieux ou au mieux ». D’une certaine manière, le mot important dans la proposition est « votre ». Votre mieux.
La première partie de cet article montrait l’importance de notre position dans cet accord.
Le mieux de votre Ego est l’ennemi de votre bien
Attention : le mieux dont on parle… qui en est le décideur ? Quelles sont les sensations connexes ? Urgence ou sérénité ? Sensation de durable ou de l’instant? Autant d’indications qui devraient nous guider dans le choix du mieux véritablement notre.
Prenons notre vie à pleine conscience et… « Faisons toujours de notre mieux. »
Un seul mot d’ordre : pratiquer
Les Découvertes
par Gay et Katie Hendricks, traduit par Mario Quesada
Première Découverte Bien que les femmes et les hommes puissent paraître en surface venir de planètes différentes, nous sommes tous absolument pareils aux niveaux les plus profonds. Au niveau de l’âme, nous sommes continuellement connectés les uns aux autres. La résonance du cœur et la connexion de l’âme transcendent la distance physique.
Deuxième Découverte La relation elle-même est le chemin spirituel ultime. Les interactions de relation nous montrent ce que nous avons le plus besoin d’apprendre pour notre croissance spirituelle pour devenir authentiques. Sans l’engagement à apprendre de chaque moment de la relation, années de méditation ou thérapie ne font aucune vraie différence dans le bien-être.
Troisième Découverte Nous tous avons deux besoins profonds de relation: du rapprochement avec les autres et de I’espace pour la croissance individuelle. La plupart d’entre nous sentons des peurs d’être proches et peurs d’indépendance authentique. Si vous savez comment utiliser votre sagesse organique du corps (la respiration, le mouvement conscient et votre attention), vous pouvez dissoudre vos peurs de rapprochement et d’indépendance avec une facilité remarquable. La peur est simplement l’excitation sans le souffle —nous sommes tous, juste a un souffle de faire tourner la peur de nous perdre, en l’excitation de l’union avec les autres et l’univers.
Quatrième Découverte L’engagement ouvre le champ de possibilités dans lequel des transformations miraculeuses peuvent se produire dans la relation. II n’y a aucun substitut pour l’engagement total. 99% d’engagement est la même chose comme 1% ou 0%. Le moment nous faisons un engagement plein, la magie de possibilité remplace l’indécision, la confusion et la résistance.
Cinquième Découverte La plupart de nous avons été enseignés un mensonge ruineux: que la vérité blesse et nous devons mentir pour survivre. En travaillant avec 20,000 personnes dans les trente années passées, nous avons découvert quelque chose de très différent: La vérité guérit, les mensonges blessent. Cacher les sentiments ou les actions détruit la croissance de I’âme en relation. Parler authentiquement, sans blâme, restaure le courant de rapport affectueux. Nous n’avons pas trouvé d’exceptions.
Sixième Découverte Le blâme détruit la relation, la responsabilité la guérit. Penser a nous-mêmes comme victimes mets la relation dans un embrouillement. Prendre responsabilité (en se demandant “Comment est-ce que j’ai contribue a faire que cela arrive”? au lieu de “Qui est a blâmer pour ça”?) restaure le courant de la relation.
Septième Découverte L’Essence (qui nous sommes vraiment) fleurit dans une atmosphère d’authenticité et d’appréciation. Quand vous êtes honnête envers vous-même et les autres, vous créez un champ de clarté et de sécurité autour de vous, où que vous allez. Quand vous vous aimez profondément, vous ouvrez une capacité plus profonde pour aimer des autres. Quand deux ou plus de gens se lient dans une atmosphère d’authenticité et d’amour, un champ de possibilités créatives sans bornes se crée.
The Discoveries
The First Discovery
Although women and men may seem on the surface to be from different planets, we are all absolutely the same at deeper levels. At the soul-level, we are seamlessly connected to each other. Heart-resonance and soul-connection transcend physical distance.
The Second Discovery
Relationship itself is the ultimate spiritual path. Relationship interactions show us what we most need to learn for our spiritual growth to become real. Without a commitment to learning from each relationship moment, years of meditation or therapy make no real difference in well-being.
The Third Discovery
All of us have two deep relationship needs: Closeness with others and space for individual growth. Most of us feel fears of getting close and fears of genuine independence. If you know how to use your organic body-wisdom-breathing, conscious movement, awareness-you can dissolve your fears of closeness and independence with remarkable ease. Fear is merely excitement minus the breath–we’re all only a breath away from turning the fear of losing ourselves into the excitement of union with others and the universe.
The Fourth Discovery
Commitment opens the field of possibility in which miraculous relationship transformations can occur. There is no substitute for total commitment. 99% commitment is the same as 1% or 0%. The moment we make a full commitment, the magic of possibility replaces indecision, confusion and resistance.
The Fifth Discovery
Most of us have been taught a ruinous lie: That truth hurts and we must lie to survive. In working with 20,000 people over the past thirty years, we discovered something very different: Truth heals, lies hurt. Hiding feelings or deeds destroys soul-growth in relationship. Speaking authentically, with no blame, restores the flow of loving connection. We have found no exceptions.
The Sixth Discovery
Blame destroys relationship, responsibility heals it. Thinking of ourselves as victims turns a relationship into an entanglement. Taking ownership-asking “How did I contribute to making this happen?” instead of “Who’s to blame for this?”-restores a flow of connection.
The Seventh Discovery
Essence-who we truly are-blossoms in an atmosphere of authenticity and appreciation. When you are honest with yourself and others, you create a field of clarity and safety around you wherever you go. When you love yourself deeply, you open a deeper capacity to love others. When two or more people link up in an atmosphere of authenticity and love, a field of boundless creative possibility comes into being.!
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